La maison à pans de bois, située 15 route de Clermont RD 603 (ex RN 3) à Vraincourt, a été construite au 16e siècle, style Renaissance, et modifiée aux 18e et 19e siècles. Elle comprend un sous-sol de 4 caves (dont 2 voûtées), un rez-de-chaussé avec four à pain et un comble à surcroît. Son toit à longs pans était couvert de tuile creuse. Cette maison ou plutôt sa façade est classée à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques (ISMH) depuis 1990. Malheureusement cette protection est symbolique, car cette maison continue à se dégrader du fait de la négligence du propriétaire et de la "maladresse" des conducteurs d'engins agricoles ou d'autres véhicules.
La maison est restée longtemps sans couverture, a été heurtée par une automobile qui a fait sauter une pierre à la base du pilier entre les deux portes de la façade, a subit dans le chaînage d'angle des chocs répétés par des engins agricoles ou des camions. Actuellement toiture en tôle ondulée et mur arrière consolidé et rejointé au mortier de ciment (au lieu de chaux)!
Il
y a une dizaine de jours un nouveau choc a arraché tout le chaînage,
mettant en grave péril toute la construction. Les pierres portent des
traces de ce choc à 50 et 100 cm de hauteur… Il s'agirait cette fois-ci d'un camion de transport dont l'arrière a heurté la maison en sortant du chemin
Aubréville-Vraincourt. Le propriétaire de la maison aurait engagé des démarches pour faire jouer les assurances; espérons qu'elles aboutiront et que le chainage pourra être remonté. Les agriculteurs du hameau
semblent souhaiter le déplacement (la destruction) de cette maison qui
gène le passage d'engins agricoles de plus en plus larges. Pourtant ces engins pourraient passer un peu plus haut dans le village. Ce chainage a été réparé puis encore heurté faisant retomber deux blocs de pierres qui restent au sol depuis !
Quand
on voit l'état des autres constructions de Vraincourt, il est probable
que ce hameau ne sera plus que ruines dans quelques années sauf les
quelques maisons récentes en parpaings ou les bâtiments d'exploitation en tôles. Le déclin continu de la Meuse n'est pas dû à un
manque de ressources naturelles mais à la mentalité suicidaire de la
majeure partie de sa population et de ses élus qui semblent de désintéresser de
tout ce qui n'est pas directement productif à court terme ! Le patrimoine est pourtant le
terreau de l'innovation, et donc de la prospérité ...
[révisé le 24/09/2024]